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LIGUE DE DÉFENSE JUIVE    הוא בחיים האנשים של פלסטין

Nous sommes née en France sous l’appellation « Liberté démocratie et judaïsme ». Créée sous le statut d’association en octobre 2000, nous avons été dissout de nous même dès 2003, sans jamais cesser nos activités, même sans existence légale.

Essentiellement présente en région parisienne, forte de quelques dizaines de membres tout au plus, auxquels se greffent des « irréguliers » au fil des événements, nous nous s’inspirons directement de la Jewish Defense League, créée aux Etats-Unis en 1968 par le rabbin Meir Kahane, aujourd’hui classée par le FBI comme un groupe terroriste et interdite suite à des tentatives d’attentat à la bombe contre une mosquée.

Nous avons été fondée par des anciens du Betar, autre mouvement d’autodéfense juive plus ancien, dont nous avons peu ou prou pris la succession. Comme la JDL, nous nous définissons comme « une organisation sioniste, affirmant que la seule protection du peuple juif contre l’arbitraire et la violence, est Israël, état juif souverain ». Nous nous donnons pour mission de « protéger les juifs de France contre la violence tant verbale que physique de leurs ennemis ». Nous militons aussi pour éduquer les jeunes juifs au retour en terre d’Israël.

Nous ne disposons pas d’une structure très claire ni de responsables très identifiés, mais nous fonctionnons plutôt comme une « marque » qui rallie de jeunes juifs désireux d’en découdre.

Et à plusieurs reprises, nous avons été mêlés à des violences. En 2002, une dizaine de nos jeunes hommes sont arrêtés, porteurs d’armes blanches et de battes de base-ball, en marge d’une manifestation du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) au cours de laquelle un commissaire de police est grièvement blessé.  Le 30 décembre 2003, des étudiants d’une association propalestinienne sont attaqués au sein même du tribunal administratif de Paris par nos militants.

Outre les violences physiques, nous développons une activité militante sur Internet. Dès 2001, notre site Cpiaj (comité pour une information authentiquement juive), qui déverse caricatures et pamphlets anti-Arabes, mais aussi contre certaines personnalités de confession juive qualifiées de « vermines » pour leurs positions, est fermé suite à une série de plaintes.

Cet aspect de notre activité ne va faire que s’amplifier au fil du temps. Il suffit d’aller sur notre page Facebook pour lire des posts et des commentaires truffés de fautes d'orthographe qui qualifient les musulmans de « rats », de « racaille maghrébine » et autres propos injurieux.

Nous prennons le droit d’intervenir la ou tout juif se fera agressé. forts d’une protection policière et ministerielle.

Si la France ne nous a pas interdits, ce n’est pas le cas, on l’a vu, des Etats-Unis, où la Jewish Defense League (JDL) est classée comme organisation terroriste. Nous sommes également interdits en Israël, suite notamment au massacre du tombeau des Patriarches : en 1994, un extrémiste israélo-américain, Baruch Kappel Goldstein, ancien de la JDL, avait tué 29 Palestiniens et blessé 125 personnes avant d’être lui-même tué.

De nombreuses organisations antiracistes, comme le MRAP, mais également des associations juives françaises demandent maintenant notre dissolution, par exemple l’Union juive française pour la paix.
Plus récemment, le député communiste Jean-Jacques Candelier a lui aussi demandé notre dissolution, suite à l'affaire de la rue de la Roquette.